SVP, préservons la Biodiversité oasienne

La chasse : du symbolique à la réalité 

 Epopée de la faune sauvage au Sahara d'Algérie .

 La chasse de la faune saharienne est très ancienne. Elle nous paraît  symbolique à travers les centaines de gravures rupestres que l' Atlas saharien garde sur ses rochers !.

Dans la préhistoire elle a concerné  tous les continents.

Nous nous penchons sur celle de l' Afrique du Nord où son illustration est flagrante ( Gravures rupestres en désert libyque attribuées aux "Garamantes" chasseurs à masque de gazelle).

Des gravures à thématique de chasse, on en trouve aussi dans les zones environnantes de l' Atlas saharien ( Messaad, Djelfa -  témoignage à Aïn Naga d'un départ pour la chasse). Notamment dans l' Atlas saharien central ( gravures de Tadjerouna, du Milok, de Sidi Makhlouf et celles d' El Ghicha - Laghouat - Une gravure surprend par sa beauté car l' antériorité du chasseur-cueilleur y est représentée, scène unique de chasse familiale sur du petit gibier avec lanceur de perche à Kef El Meleh, certes avant la création de l' arc à flèche, mais cette  scène est peu étudiée en archéologie africaine !

Les territoires du Tassili & Hoggar attestent  aussi de cette vieille tradition de la chasse de la faune. Ce sont pour la plupart des peintures ocres représentant des chasses groupées !

N'oublions pas que ce genre de chasses préhistoriques pour survivre, nous paraissant conforter l'idée du respect de l'équilibre des écosystèmes de la biodiversité endémique, se faisait par intuition et sagesse à l’ âge de la pierre du paléo-néolithique, car la notion de la sédentarisation, ou de la fixation des anciennes populations par la chasse ou postérieurement par l'agriculture attelée au commerce des bêtes, au stockage des viandes ou du simple plaisir de tuer n' existait pas encore !

Du temps des Gétules,  le sud n'était pas tant exploité pour sa faune, mais les populations autochtones y chassaient  certainement par besoin de survie ! Par la suite,  les instincts de conservation des uns, et de sélection des autres, se sont développés par le troc des bêtes comme marchandises pour leurs peaux et cornes (félins, Addax et Oryx , etc.)

L'infiltration des colons gréco-romains dans les territoires intérieurs de toute l' Afrique du Nord accéléra la poursuite des chasses en nombre et en variétés diverses.

Au nord, la chasse s'orienta également sur certains vecteurs animaliers en tant que sujets d' exploitation que l'on verra par la suite dédiés aux sports, loisirs et transports ( Lion, panthère, autruche, chevaux, boeufs, etc.).

La chasse est devenue désormais sélective et aveugle dès lors que la domestication de la faune, signe de sédentarisation et d'exploitation, s'est amplifiée !

Les derniers lions de l' Atlas ont disparu définitivement au XIX ème siècle, les cerfs de berbérie et plusieurs autres espèces que l' on ne retrouve plus aujourd' hui,  ne sont que gravures préhistoriques sur rochers ou dessins ( Antilopes et surtout l'autruche - Struthio Camelus, plus grand oiseau au monde - dont le berceau est principalement l' Afrique du Nord ) !

La désertification et ses effets !

Les aléas de la désertification naturelle ont, eux aussi, ajouté à leurs lots de désagrément, la disparition définitive d'une certaine ex-faune savanique représentée en gravures dans tout l'Atlas saharien central et au-delà ! C'est la même faune que celle décrite par Hérodote le Grec en désert libyque il y a 2500 ans !

Le "réchauffement climatique naturel" postglaciaire ressenti dans le sud méditerranéen en est certes la cause principale, mais le climat plus sec du Sahara induisit rétrécissement progressif des espaces vitaux, limitant la verdure et accélérant le tarissement des points d'eau.

La faune sauvage du Sahara se replia sur les reliefs moyennement boisés de l'Atlas présaharien dès les premiers signes de la désertification il y a 5000 ans !

Aujourd' hui, devant cette faune restreinte en nombre et en espèces, le chasseur agit, soit en écologiste du maintien rationnel des espèces en péril de disparition (c'est rare en territoire semi-désertique !), soit en chasseur et braconnier chevronné sans manifester le moindre souci du renouvellement de l'espèce menacée de disparaître par insuffisance, ou carence de sauvegarder en urgence le restant de la faune endémique !

Pour la Nature en cours de désertification,  la perte des meilleurs vecteurs de la biodiversité (faune /flore) est accélérée par la sophistication des moyens roulants hors normes et des techniques de tir et de poursuites en tout temps !

Ces chasses irrationnelles sont à leurs débuts et tirent à leurs fins. Elles paraissent intuitivement trop destructrices ! Resteront-elles une "réalité indigeste" que le commun des mortels doit accepter ?

 La question est posée !

Comment solutionner le rattrapage des grandes pertes causées sur l'environnement ces dernières années par l'énorme flux des chasses et braconnages de challenge qui continuent en s'amplifiant, et qui peut s'en occuper durablement ? L’alternative salvatrice est en possession du citoyen protecteur de son propre environnement dans l’immédiat !

 Djaro

 

 

Commentaires

22.11 | 15:39

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...
19.06 | 20:48

Oui le Schtett, il faut en parler. Nos archives d´écoliers y sont enfouies.J´écris pour ne pas oublier l´heureux temps de la jeunesse.C´était beau et simple...

...
16.06 | 21:33

sidi makhlouf

...
16.06 | 21:26

...
Bonjour !
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